Il ne faut pas différer

 

Ce matin, à la messe de Saint-Médard, le père Bommelaer a beaucoup insisté, pour Noël, à ne pas différer. « Il ne faut pas différer. » (Il s’est appuyé sur le « oui » de Marie, l’urgence de la naissance de Jésus, l’imminence de la Venue du Christ à la Fin des Temps). Et je me suis dit en moi-même : « À l’ère du perpétuel report, de l’idolâtrie de la Différence ou de la Deuxième Chance, du déni de notre finitude et du Jugement/actualité de Dieu, ce n’est pas banal. C’est à contre-courant. » Ne cherchons pas à différer (dans le sens d’éloignement de l’actualisation de quelque chose, et dans le sens de chercher à se différencier à tout prix).

Mise en garde contre l’association oecuménique Coexister


 

Même si elle a l’air de chanter l’ouverture, l’amitié, l’unité et l’entente entre les différents croyants des religions mondiales, je voudrais vous mettre en garde contre l’association oecuménique Coexister, qui adopte typiquement le discours hétérosexuel, c’est-à-dire du culte des différences. Elle organise prochainement une veillée qui célèbre tacitement l’hétérosexualité (il n’est d’ailleurs pas étonnant que la plupart de ses membres se soient positionnés en faveur du « mariage gay »). Par définition – même si ce n’est pas la définition du dictionnaire -, l’hétérosexualité (culte des différences) rejette la primauté de la différence des sexes couronnée par l’Amour (dans le mariage) et la primauté de la différence Créateur-créatures (Jésus et l’Église Catholique). Coexister est un mouvement extrêmement dangereux. Et je ne dis pas cela parce que je diaboliserais l’oecuménisme (le vrai, celui qui reconnaît la royauté divine de Jésus, y compris dans le coeur de nombreux gens non-catholiques), bien au contraire. Je le dis parce que l’altruisme est satanique.

La Bête dans le Doodle Google de Fujita


 

Doodle Google de ce matin en l’honneur du styliste japonais Léonard Foujita. C’est extraordinaire comme on voit certaines étapes du processus alchimique et franc-maçon de la Bête réunies en un seul dessin : le chat / la maîtrise (mesure) / l’intellect (idées) / la ville (architecture) / la gravure (cryptage et encodage) / le textile (couture). Tout ce que j’ai écrit dans Homo-Bobo-Apo s’identifie nettement.

La Bête technologique envahit nos écrans


 

Incroyable comme en ce moment, après les animaux, nos contemporains sont en train d’humaniser et de spiritualiser les machines, les robots, les objets (le fétichisme ou le matérialisme engendre un anthropomorphisme couplé au spiritisme), et donc de construire la Bête technologique. Hier, dans les épisodes 318-319 de la série Demain Nous Appartient sur TF1, pour cacher Timothée (le jeune autiste) dans un abri secret sans que la police ni sa famille ne le retrouvent, un groupe d’amis de ce dernier l’enferme dans un squat en acier, une ancienne usine désaffectée qui ressemble à un laboratoire alchimique ou à une cathédrale de tuyaux hantée. D’ailleurs, il s’y déroule plein de manifestations d’ordre paranormal : faisceau lumineux vivant, bougies, bruits bizarres de tuyauteries indiquant la présence d’une « chose », d’une Bête, d’une entité de lumière, d’un extra-terrestre, etc. D’ailleurs, la jeune Noor parle d’un « esprit » habitant les lieux. Timothée, pour la rassurer, présente cette bête-sans-nom comme nécessairement gentille parce que non-humaine (bonjour la misanthropie…) : « Quelque chose qui n’est pas humain ne peut pas te faire de mal. » La présence spirituelle qui habite la grande machine métallique, même si elle n’est pas humaine, communique avec les adolescents par la lumière, et semble veiller sur eux : « Quelqu’un nous aide, nous montre le chemin. C’est un chemin de lumière. Il faut suivre la lumière. » (Timothée) Ce chemin est électrique car même quand les lampes-torches des jeunes héros tombent en rade, l’esprit électrique allume irrationnellement des ampoules pour accompagner leurs déplacements dans le noir. On assiste, y compris dans les séries actuelles, à un retour en force de l’illuminisme spirite, mais dans sa version bestiale et technologiste. Bref : luciférienne. C’est hallucinant.