Archives de catégorie : droits

Tiers payant

Vincent-Rouyer

“Après la généralisation du tiers payant visant à déresponsabiliser les patients, la suppression de la notion de détresse puis du délai de réflexion avant l’avortement (pour les socialistes une femme, ça ne souffre pas et ça ne réfléchit pas) notre gouvernement poursuit inexorablement son œuvre morbide de destruction de la société en accordant aux sages femmes (qui n’ont rien demandé) la possibilité de prescrire des traitements abortifs et de s’associer à la vaccination (sic- on se demande ce qui se cache derrière cette formulation élégante). Nul doute que la prochaine étape consistera à transformer la possibilité en obligation et à ne pas se contenter de la prescription d’abortifs. Devant les réticences exprimées par un nombre croissant de médecins, le gouvernement a trouvé la parade en tentant de mobiliser les sages femmes. Ça promet…”

Vincent Rouyer

Inquiétude face à l’influence grandissante des militants LGBT au Parlement Européen

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Une première dans l’histoire de la politique européenne : les militants LGBT se sont vus dérouler (comme jamais auparavant) le tapis rouge mardi dernier (28 octobre 2014) à Bruxelles (cf. la conférence… ou plutôt la kermesse… de 4 heures : cliquer ici. Voir également le hashtag #LGBTIequality sur Twitter). J’ai des amis de la FAFCE (Federation of Catholic Family Associations in Europe) qui se trouvaient dans la salle, en minorité face à ce raz-de-marée qui arrive (sur un air de piano Les Feux de l’Amour) dans tous les pays européens.
 

L’Europe, et finalement la politique tout entière, vend son âme à l’émotionnel paillette LGBT. Dans l’indifférence générale. Visiblement, l’ensemble de la salle s’est laissée charmer, lors de cette conférence, par une propagande pro-gay centrée presque exclusivement sur l’hétérosexualité. Ahurissant. Et l’Ambassadrice de cette machine de guerre idéologique n’est autre qu’une starlette de la télé-réalité, Conchita Wurst, la poupée Barbie transgenre, qui n’a que les mots « respect », « tolérance », « égalité » et « discriminations » en bouche. La politique se transforme en The Voice. Sous la houlette d’une femme apparemment inoffensive, Ulrike Lunacek (Écolo), qui n’était pas là mardi, mais qui chapote l’ensemble, et se conduit, tant sur le discours que dans les attitudes, comme une véritable despote qui fait la pluie et le beau temps au Parlement actuel. Ulrike Lunacek, si vous voulez, c’est l’Anne Hidalgo parisienne, mais à échelle européenne. La femme pleine de bonnes intentions mais tyrannique, qui ne règle absolument pas la situation des personnes homosexuelles qu’elle prétend défendre, et qui impose sa pensée unique de la « solidarité » à tout le monde. Et pour couronner le tout, cette féministe vient d’être élue vice-présidente du Parlement européen à Bruxelles. Tout va bien !

La paille « hétérosexuelle » et la poutre gay friendly

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Lorsque ceux qui se font fort d’obtenir des enfants selon leur souhait par n’importe quel moyen, quitte à les abandonner à leurs mères porteuses lorsqu’ils ne correspondent pas à leurs critères se permettent de fantasmer sur le prétendu rejet dont seraient fatalement victimes les enfants potentiellement homosexuels de ceux qui refusent d’avorter des enfants trisomiques ou porteur de handicap et les élèvent avec amour et courage, en devant souvent faire face au regard désapprobateur de la société, il y a vraiment de quoi se taper le cul par terre de rire.

L’adoption : le JOKER facile du « mariage gay »

Graffiti de Krema Mesh Nacle (Besançon)

Graffiti de Krema Mesh Nacle (Besançon)


 

Grande découverte pour moi hier soir (8 avril 2014) aux Veilleurs de Paris, en faisant partie des équipes mobiles qui tournaient autour du groupe assis pour informer et écouter les badauds extérieurs à l’événement (parfois Grand Moment de Solitude aussi… tant l’aveuglement sur la loi Taubira et tant l’indifférence sociale par rapport à la famille semblent s’être généralisés : c’est souvent décourageant de voir la montagne de situations hétérosexuelles catastrophiques que cache le « mariage pour tous »…). Cette découverte incroyable, c’est que j’ai réalisé, au contact de nombreuses personnes qui ne comprennent toujours pas pourquoi nous continuons à manifester contre une loi qui est maintenant votée, l’importance centrale qu’occupait dans leur argumentaire – très pauvre et limité – l’ADOPTION. Plus que le mariage (elles n’en sont pas fans car il ne représente pour elles qu’un jour dans une vie), plus que l’enfant (elles sont d’ailleurs assez gênées d’avoir à justifier – et on comprend pourquoi – les pratiques odieuses de la GPA ou de la PMA, avec les cas peu glorieux des enfants nés sous X), leur soutien au « mariage gay » repose sur l’idéalisation du « droit d’adopter » et sur la diabolisation de l’interdiction du droit d’adopter aux « couples homosexuels ».

 
 

L’adoption : l’argument n°1 des pro-mariage-pour-tous qui n’ont plus d’arguments !

 

Le droit d’adoption, c’est le meilleur recoin que nos contemporains ont trouvé pour justifier leur manque de foi en l’Amour, au corps, au sang, à la famille, à l’enfant. Il ne leur vient même pas à l’idée que l’adoption est une réalité difficile, « casse-gueule », souvent ratée et violente. Ça ne les choque pas de rajouter sur la blessure de l’arrachement d’un enfant à ses origines biologiques et géographiques la blessure (organisée législativement) de l’arrachement à la différence des sexes (à travers le don d’un enfant adopté à un « couple » homo). Pour eux, l’important, c’est que l’enfant « reçoive de l’amour » ; et ce qui fait un « parent », ce n’est pas le sang ni la différence des sexes, mais uniquement ses qualités d’« éducateur aimant ».

 

À bien y réfléchir, ce n’est pas étonnant que le lien d’adoption soit devenu le seul rempart idéologique de ceux qui ont quitté le Réel, et notamment des pro-mariage-gay. Car quoi de plus fantasmé, de plus immatériel, de plus volontariste, et parfois de plus égoïste, que la paternité adoptive ? En effet, celle-ci repose majoritairement sur la bonne intention ( = « bien élever quelqu’un », « donner de l’amour », « vouloir être père et transmettre la vie », « sauver un enfant d’un désastre », « ‘apprivoiser’ comme le renard du Petit Prince », etc.). Et la seule chose qui peut aider cette paternité fantasmée à s’incarner de manière relativement réussie (je dis « relativement », car même les couples femme-homme adoptants avouent leurs difficultés, leurs limites et leur impuissance à la concrétiser avec succès), c’est le fait de la souhaiter et de la proposer à tous sous la forme « concrète » d’une loi.

 

Avec cette nouvelle lubie mondiale de l’adoption, c’est comme si on assistait à un sketch sincère généralisé : Tout le monde veut jouer au papa et à la manan ! Distribution de chèques en blanc à tous et par tous !… avec de l’argent qu’on n’a pas (car concrètement, nous ne sommes pas tous géniteurs et nous ne le deviendrons pas par le seul exercice de notre volonté, de notre sincérité ou d’une loi) ! Ceux qui se sont vus décerner par le gouvernement leur chéquier de Monopoly Family ont l’impression d’être super riches et super généreux. Youpi, c’est la fête ! Moi aussi, je peux être un père comme tout le monde ! Ceux – parmi les anti-mariage-pour-tous – qui les voient faire, mais qui croient naïvement que c’est du vrai argent qui leur a été donné (ils n’ont pas compris que la différence des sexes ou la paternité ne se transmettait que par voie sanguino-divine : pas par papier ni par autorisation gouvernementale écrite), sont paniqués et hurlent au gaspillage. Et nous, au milieu de tout ça, on voit qu’il s’agit bien d’un sketch, ni à prendre trop au sérieux (le droit à adopter ne créera jamais, dans le réel, de la vraie paternité de sang ; de plus, si nous nous appuyons sur les faits, nous voyons qu’argumentativement nous sommes beaucoup plus forts que ceux qui défendent ce droit et qui n’y connaissent rien aux réalités de l’adoption : addiction aux drogues, échec scolaire, fugue, schizophrénie, dépression, adolescence explosive, suicide, etc.), ni à prendre à la légère (n’oublions pas que la loi Taubira, qui a des conséquences concrètes dramatiques sur le mariage et la filiation, a démarré historiquement, comme par hasard, par la défense de l’adoption : je me souviens encore de l’article de Madame Taubira dans le journal La Croix en septembre 2012, dans lequel cette menteuse professionnelle arrivait toute guillerette à faire passer pour nécessaire le « mariage gay » en présentant son Joker de l’ADOPTION : « Je ne vois pas pourquoi on fermerait l’adoption aux couples homosexuels puisqu’elle est donnée aux couples hétéros. »).

 

Je contemple les dents jaunes du JOKER de l’adoption, en étant tenté de me laisser aller à l’énervement ou à l’abattement. Mais une seule chose m’aide à me relever et à comprendre que nous avons déjà gagné contre lui. C’est l’identification de la mère de ce clown rieur qui se fout bien de notre gueule de veilleurs et de nos veillées : l’hétérosexualité. Car qui défend hargneusement « l’adoption pour tous » si ce n’est les couples hétéros qui ne s’aiment pas, les célibataires égoïstes, les divorcés ou les séparés ?