nicole
Je vous livre un analyse bien sentie écrite récemment par une de mes amies françaises, bonne connaisseuse de la culture nord-américaine, au sujet du film « Et l’homme créa la femme » de Frank Oz. Cette critique est criante de vérité à propos de la censure imposée par les gens « hétéros gays friendly » à l’encontre des personnes homosexuelles :

« Les Américains n’aiment pas les homos qui souffrent ; un homo ne peut être que « gay » ( = gai, joyeux, de bonne humeur) – c’est d’ailleurs probablement pour cette raison que le mot a été choisi pour signifier homosexuel. C’est à ce niveau que se situe un autre basculement dans une homophobie aussi insidieuse que réelle : comme il symbolise la vie sexuelle rêvée des Américains (libre, volage, préoccupé de son look, de sa forme physique et de son hygiène, amusant, frivole, riche), l’homo n’a pas droit à la souffrance. Elle lui est interdite. C’est que, si la personne homosexuelle souffre, c’est tout le modèle de pensée américain libertin-libertaire qui s’effondre. »