Aux gens de mauvaise foi qui me disent que ma demande de condamnation explicite de l’hétérosexualité – en tant que majeure violation des Droits de l’Homme – ne serait ni « stratégique » ni « tenable politiquement parlant » ni « réaliste », je leur demande d’enlever la merde qu’ils ont dans les oreilles, d’écouter ensuite la place primordiale qu’occupe l’hétérosexualité dans l’hémicycle politique et dans les discours/esprits politiciens, et je leur ressors de derrière les fagots le discours d’investiture du « mariage pour tous » en mai 2013 à l’Assemblée Nationale.
 

 

On y entend clairement Christiane Taubira défendre non pas l’homosexualité (qu’elle ne cite jamais : on voit très bien son homophobie gay friendly inconsciente, au passage, jusque dans les mots) mais uniquement l’hétérosexualité, c’est-à-dire une conception fusionnelle, séductrice, courtisane, conflictuelle et déséquilibrée de l’union femme-homme. Tous les mots taubiriens transpirent le plan de vengeance masqué à l’égard de la différence sexuelle. Cette ministre paiera son anticléricalisme et son sexisme cachés, sa caricature de la sexualité, sa vision égocentrique et sentimentaliste de la différence des sexes, le libertarisme individualiste qu’elle prône en y mettant les formes. Et la poésie, la dérision et les applaudissements des hommes politiques corrompus qui l’entourent n’y changent rien. Je plains déjà Madame Taubira, car elle suit un dessein démoniaque : satan a, lui aussi, des comptes à régler avec la sexuation qui l’a éloigné de la royauté qu’il visait… et on sait comment il a fini. L’issue de ce chemin pro-hétérosexuel qu’elle a pris va être de toute façon très violent. L’hétérosexualité ne fait jamais de cadeau : socialement, elle s’appelle « guerre civile ».