Ce que nous, LMPT, n’avons pas encore compris

Philippe-Ariño

“Quand je défends la différence des sexes aimante, je ne défends absolument pas en priorité la famille, l’enfant, la différence des sexes en soi, l’identité masculine et l’identité féminine, ni même la complémentarité des sexes. C’est d’abord et avant tout l’existence et la dignité de l’individu et du couple d’amour (bases de la famille).

La différence des sexes n’est pas une garantie de complémentarité dans tous les couples ;  tous les mariages d’amour femme-homme ne sont pas couronnés par l’arrivée d’un enfant (dans le cas des couples stériles) ; pourtant, ils peuvent être aimants quand même. Et se reconnaître en tant que garçon quand on est né garçon, ou en tant que fille quand on est né fille, n’est pas une garantie d’être un homme bien ou une femme bien.

En insistant sur la différence des sexes aimante, je défends avant tout chaque personne et sa capacité à aimer en dehors du sacrosaint « Couple », chaque célibataire, l’amour incarné et sexué déjà dans le mariage ; j’inclus dans la belle communauté des couples aimants tous les couples femme-homme qui, pour des raisons diverses, ne pourront pas accueillir biologiquement un enfant.

Donc en ne parlant, dans le cadre de la Loi Taubira, que de la filiation ou de la famille ou de la différence des sexes toute seule (à propos du Gender), nous, LMPT, ne rejoignons que nous-mêmes… et encore, pas sûr… Car il y a parmi nous beaucoup de célibataires, d’adolescents, de couples stériles ou dans des situations familiales pas claires où la différence des sexes est là mais pas honorée, d’hommes et de femmes qui se reconnaissent dans leur sexuation mais qui pourtant donnent une piètre image de l’être homme et de l’être femme.”

Philippe Ariño

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