Vincent-Rouyer

“La société hétéro-bisexuelle bobo qui n’est plus à un paradoxe près n’hésite pas à manipuler la sacro-sainte notion d’égalité pour justifier les pires inégalités. Ainsi la CDEH qui vient de condamner la France pour son refus de régulariser la situation familiale des enfants nés par GPA à l’étranger. Il en va ainsi de ceux et celles qui exigent le droit à l’enfant si ils veulent, quand ils veulent, présentent l’avortement comme un droit, exigent que les femmes soient libérées des contraintes aliénantes de la grossesse mais sans que l’exploitation des femmes du tiers ou du quart monde ne les révolte une seconde. J’évoque le quart monde car il ne faut pas nous illusionner sur les déclarations indignées de nos gouvernants. La légalisation de la GPA en France est déjà en préparation. Les médias ont déjà commencé à nous matraquer avec les témoignages marginaux de quelques mères porteuses américaines qui acceptent par pur altruisme ( mais pas sans rémunération, faut pas rêver quand même ) de porter les enfants des autres. Tout ça pour occulter l’industrie d’exploitation des femmes en Inde et dans les pays du tiers- monde. Cela rappelle étrangement la façon dont on tente de nous vendre la libéralisation de la prostitution en mettant en avant quelques témoignages marginaux de prostituées déclarant exercer ce métier par choix ( choix dont personne ne s’interroge d’ailleurs sur la liberté réelle ) de façon à faire oublier l’immense majorité de prostituées trompées et exploitées. C’est ainsi qu’on utilise l’égalité pour justifier l’existence d’une humanité à deux vitesses et la liberté pour justifier l’esclavage et l’exploitation des plus pauvres et des plus faibles. Exemple criant de cette inconséquence, les dernières déclarations de Caroline Mecary sur la GPA :  » de toute façon des personnes qui veulent à tout prix un enfant parviendront toujours à en avoir un d’une manière ou d’une autre ». Pour l’avoir entendue dans d’autres circonstance, je sais que la dame est une adepte du « progrès » dans la législation par la transgression des lois. Le fait qu’un meurtrier qui cherche à tout prix à tuer peut finir un jour par parvenir à ses fins justifie-il l’autorisation du meurtre ? Ce genre de raisonnement qu’on peut à la grande limite accepter de la part d’un boutonneux de quatorze ans passe plutôt mal chez une personne qui a dépassé la cinquantaine. Il serait temps que ces personnes cessent de vouloir imposer aux générations futures les conséquences de leurs délires immatures.”

Vincent Rouyer