“En ce moment, ça parlemente beaucoup dans les rangs des anti-loi Taubira sur la question de l’Union civile. Pour certains, il ne faudrait pas être plus royaliste que le roi en demandant l’abrogation du « mariage pour tous » ET l’abrogation du PaCS. Ils considèrent que les unions homosexuelles doivent quand même être protégées par la loi française, et donc reconnues en tant que modèles d’amour spécifiques. Elles devraient bénéficier d’un cadre légal, dès lors que ce dernier n’instaure pas de confusion avec la symbolique du mariage et dès lors que l’accès à l’adoption est barré. Pour eux, le problème de l’homosexualité ne reposerait QUE sur le fait qu’elle soit médiatisée/politisée à outrance, QUE sur la filiation ; pas question de remettre en cause la pratique homosexuelle ou la définition d’« amour » apposée à l’union homosexuelle. Ils avancent en plus que l’union civile mettrait en valeur l’apport positif qu’apportent certains « couples » homos à la société civile et à la collectivité, et qu’elle en sortirait beaucoup du vagabondage sexuel. Que répondre à cette dégoulinade de bonnes intentions, pourtant bien éloignées de la réalité des unions homosexuelles ? Déjà que, d’une part, la loi civile n’est pas là pour valider un désir. Aucune loi n’interdit à deux personnes de même sexe consentantes de s’engager l’une envers l’autre, mais l’État n’a ni à valider cette forme d’union – par nature moins féconde que l’union aimante d’un homme et d’une femme dans le mariage, ou qu’un célibat consacré libre – ni à la promouvoir. Le « couple » homosexuel est une réalité qui peut répondre pour certains à une nature blessée, mais il repose sur une discrimination (celle de la différence des sexes) qui est […]