L’hétérosexualité, c’est le diable

Attendez. Ce n’est pas fini.
 

J’ai oublié de vous dire (et c’est très sérieux) que l’hétérosexualité, je crois que c’est le diable.
 

Et tant pis si ça en fait ricaner certains. Car en effet, elle est cet autre qui veut se faire passer pour le Tout-Autre (= Dieu), pour l’exaltation libertaire et relativiste de l’Altérité absolue (cf. je vous renvoie à la partie « L’Autre » du code « Amant diabolique » dans mon Dictionnaire des Codes homosexuels), pour la différence des sexes. « Je suis autrement autre », « Je suis altérité-altérité ! » clame-t-elle (« hétéro » en grec signifie « autre » ; et « sexualité », en latin, signifie « autres » également : il y a redondance, caricature, forcing), au point de ne pas se nommer elle-même mais d’attribuer son identité et son action aux « autres », précisément. Elle va jusqu’à se dire étrangère à elle (… quand exceptionnellement elle se dit) et à créer un camp « hétérosexuel » extérieur. Elle est soi-disant « tellement au-dessus et en-dessous d’elle-même », « tellement autre »…
 

L’hétérosexualité est la différence des sexes forcée/violée ou non assumée, et donc potentiellement l’acte et le désir bisexuels (c’est la raison pour laquelle elle n’est prônée et attaquée que par les personnes homosexuelles ou par ceux qui se présentent comme hétéro-bisexuels gays friendly ou pire par ceux qui se revendiquent ouvertement « homophobes »).
 

Gros plan de l'affiche du Festival Chéries-Chéris 2014

Gros plan de l’affiche du Festival Chéries-Chéris 2014


 

Elle est ce Lucifer qui s’entoure d’un quatuor de croix (lesbien, gay, bi et trans), mais qui se rend invisible, qui ne se nomme pas. Comme quatre points de suspension. Elle se masque en « nature » ou en statut social figé (« LE Mariage », « LA Famille », « L’Enfant ») dans la bouche des défenseurs natalistes et essentialistes, obsédés par la différence des sexes (sans amour) ; elle se déguise surtout derrière le mot « queer » (= étrange) les rares fois où les défenseurs pro-gays culturalistes et libertins osent lui attribuer un nom pour l’appuyer.
 

Mais assumons-le. L’hétérosexualité, au fond, c’est un autre nom du diable. Un diable anodin en apparence, mais qui casse tout.

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