(par Philippe Ariño)
 

 
Non seulement je peux vous dire que notre action de résistance à la Loi Taubira n’est pas finie, mais qu’en plus de ça, elle a à peine commencé ! Donc hauts les cœurs et au travail ! Car nous avons pris jusque-là les choses à l’envers. Nous avons lancé en France en septembre 2012 un mouvement d’envergure en mettant la charrue avant les bœufs, en dénigrant ses chefs de file logiques et compétents, en mettant l’action avant la réflexion.
 
Il est temps pour nous de mesurer que si un mouvement comme le nôtre, en ayant pourtant négligé ses penseurs, a réussi malgré tout à avoir une envergure inouïe, cela relève du miracle ! ; et surtout, cela veut dire qu’il n’est qu’à ses balbutiements vu qu’il n’a pas utilisé ses meilleures cartouches.
 
Nous n’avons jamais pris réellement ce temps du débat, en réalité. Nos anciens porte-parole, avant de nous aider à réfléchir aux pourquoi de notre mobilisation, nous ont dit de zapper les débats justement, de foncer tête baissée dans la rue et de l’investir par des actions-commandos visibles, de penser plutôt « efficacité politique et médiatique » au lieu de réfléchir sur la loi en elle-même (ils n’ont d’ailleurs parlé que des conséquences de celle-ci ; et ont traité d’« intellos », de « cathos », de « réacs », de « diviseurs » tous ceux qui leur disaient d’arrêter d’agir en bourrins).
 
Reconnaissons-le. Nous avons autant zappé la phase de débat que nos gouvernants. Alors ne nous plaignons pas de ne pas avoir été entendu d’eux ! Nous n’avons véritablement commencé à nous poser pour réfléchir qu’en avril 2013, avec l’émergence des Veilleurs. Il est temps maintenant de revenir (voire de démarrer) aux/les […]