La souffrance interdite : les gays, vous êtes GAIS, un point c’est tout !

nicole
Je vous livre un analyse bien sentie écrite récemment par une de mes amies françaises, bonne connaisseuse de la culture nord-américaine, au sujet du film « Et l’homme créa la femme » de Frank Oz. Cette critique est criante de vérité à propos de la censure imposée par les gens « hétéros gays friendly » à l’encontre des personnes homosexuelles :

« Les Américains n’aiment pas les homos qui souffrent ; un homo ne peut être que « gay » ( = gai, joyeux, de bonne humeur) – c’est d’ailleurs probablement pour cette raison que le mot a été choisi pour signifier homosexuel. C’est à ce niveau que se situe un autre basculement dans une homophobie aussi insidieuse que réelle : comme il symbolise la vie sexuelle rêvée des Américains (libre, volage, préoccupé de son look, de sa forme physique et de son hygiène, amusant, frivole, riche), l’homo n’a pas droit à la souffrance. Elle lui est interdite. C’est que, si la personne homosexuelle souffre, c’est tout le modèle de pensée américain libertin-libertaire qui s’effondre. »

La loi Taubira a créé de l’homophobie (surtout chez les jeunes)

Philippe-Ariño

“Nouvelle confirmation que la loi Taubira (baptisée « mariage pour tous ») est vraiment homophobe. Depuis qu’elle est passée, beaucoup de gens, auparavant accueillants, n’acceptent plus d’entendre parler d’homosexualité, de s’intéresser à ce que nous, personnes homosexuelles, vivons. Beaucoup d’individus – et malheureusement un certain nombre chez les ados, c’est-à-dire chez ceux dont on aurait attendu un peu plus d’intérêt et de sympathie à notre égard – nous font mauvais accueil et nous soumettent d’emblée à un interrogatoire de contrôle (« Vous êtes pour ou contre le mariage gay ? Pourquoi ?? ») avec une agressivité étonnante, avant même de s’intéresser à qui nous sommes et à ce que nous vivons, et sans même attendre notre réponse. Ils ne veulent plus débattre, entendre parler d’homosexualité. Ils dévient directement sur le « mariage pour tous ». Triste homophobie des jeunes adultes « hétéros gays friendly », qui cherchent à camoufler leurs drames personnels (sentimentaux, sexuels, familiaux, amicaux) par un soutien radicalisé et indifférent à l’homosexualité au détriment de l’amour des personnes homosexuelles. Je n’avais jamais connu une homophobie pareille avant mai 2013.”

Philippe Ariño

La désobéissance comme critère légal

Philippe-Ariño

“C’est quand même dingue, ce raisonnement humain pervers justifiant qu’une loi doive changer du simple fait qu’elle n’est pas respectée. C’est vrai dans un tas de domaines : la légalisation du cannabis, l’ouverture du mariage pour tous, la légalisation de la GPA, l’ouverture du droit d’adoption à tous, l’euthanasie, etc. Au lieu de viser au plus juste – à savoir le respect de la loi -, on cherche déjà les lois qui répareront nos contournements de la loi en question. La seule solution qu’ils trouvent au non-respect de la loi, c’est de la changer ou de carrément l’abolir. Selon eux (en général des promoteurs LGBT), une loi qui n’est pas respectée serait forcément une mauvaise loi. Dit autrement, le respect d’une loi serait le seul critère de la justesse de celle-ci. Ils font donc de leur désobéissance un exemple, une base, un idéal, un absolu. « Faire évoluer la société en la transgressant », voilà le projet proposé textuellement par des gens comme Didier Éribon, Caroline Mécary, Daniel Borrillo, Éric Fassin, et tant d’autres. Va-t-on laisser les mauvais élèves de la classe diriger notre pays ? ”

Philippe Ariño

Le vrai progrès, c’est le pulsionnel au service du spirituel, et non l’inverse !

Vincent-Rouyer

“ ‘On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure‘ écrivait déjà Bernanos en 1944. Le même thème sera repris des années plus tard par l’écrivain russe dissident Alexandre Soljenitsyne dans son fameux discours d’Harvard en juin 1978 : ‘Votre société ignore dans l’homme ses facultés les plus hautes ; votre intelligentia est libre mais sans courage, soumise aux censures de la mode; votre univers est spirituellement vide et construit comme un complot contre toute vie intérieure…‘ Depuis les origines de l’humanité, l’homme n’a eu de cesse de soumettre sa part pulsionnelle à une transcendance. Quelles que soient les cultures, la recherche d’une spiritualité quelle qu’en soit la forme ne va pas sans un contrôle du pulsionnel et de l’instinctuel. On peut dire que c’est ce principe même qui distingue l’homme de l’animal et qu’il a été le moteur de toute civilisation. Dans ce principe même réside la liberté de l’homme, il est pour le judéo-christianisme ce qui fait de l’homme l’image même de Dieu. Ce primat du spirituel sur le pulsionnel a accompagné l’évolution technologique de l’humanité et a pu permettre du moins jusqu’à présent qu’elle ne s’auto-détruise pas. Il semble qu’on assiste actuellement à une inversion de ce principe à travers la culture diffusée par les médias contemporains. Il suffit souvent d’ouvrir le poste de télévision ou de lire la une des magazines pour s’en convaincre : exaltation racoleuse d’une sexualité libertaire, jeux télévisuels valorisant l’écrasement du faible, valorisation insidieuse des plus bas instincts de l’humanité présentés sous un jour positif. Mais il y a plus grave : la justification d’une telle évolution au nom d’un progressisme poussé par les meilleures intentions du monde et une mauvaise conception de la charité qui voudrait en réalité ( sans forcément en avoir conscience ) soumettre le spirituel au pulsionnel et à l’instinct primaire. Un tel progressisme non seulement s’oppose au progrès réel de l’humanité mais constitue une régression dangereuse.”

Vincent Rouyer

Une interview à lire : par le père Antoine Guggenheim

Antoine Gugg

Très belle interview du père Antoine Guggenheim. Je me réjouis que le discours de certains prêtres catholiques soit si ajusté sur la question de l’homosexualité, sans brader la parole de Vérité sur les actes, et tout en rappelant que toute personne, même pécheresse, est appelée à la sainteté, est en chemin de sainteté, malgré la fausseté de certains de ses actes.

Je parlais avant-hier avec un père de famille catho qui, dans le cadre d’un accompagnement communautaire, a reçu en confidence le « coming out » d’un de ses frères. Et ce monsieur m’a dit qu’avant le « mariage pour tous », il n’aurait certainement pas pu répondre à ce jeune homme ni l’accueillir avec des mots justes. Il l’aurait renvoyé sur les roses. Le « mariage pour tous », tout néfaste qu’il est, a permis et permettra de grandes conversions vers la Miséricorde de Jésus.

Artículo CUCH en español

Para entender mejor el sitio original de los CUCH (Católicos Unidos Contra la Heterosexualidad) dedicado a la heterosexualidad:

La denuncia de la heterosexualidad es algo fundamental en nuestro pensamiento. La heterosexualidad no es un sinónimo de diferencia de sexos : el unico sinónimo de la diferencia de sexos, es la palabra « sexualidad ». La palabra « heterosexualidad » es una trampa ideológica, y la madre del Gender et de la homosexualidad. Reduce y define a la Humanidad según la pulsión y no según la sexuación o la humanidad de las personas. Por eso la Iglesia católica nunca defiende la heterosexualidad, ¡ y con toda razón ! Y creamos hace un año un sitio internet que se llama CUCH – Católicos Unidos Contra la Heterosexualidad, www.cuch.fr – porque la heterosexualidad es el centro del problema, el pretexto falso de las leyes pro-LGBT.

Égalité invoquée pour créer de nouvelles inégalités

Vincent-Rouyer

“La société hétéro-bisexuelle bobo qui n’est plus à un paradoxe près n’hésite pas à manipuler la sacro-sainte notion d’égalité pour justifier les pires inégalités. Ainsi la CDEH qui vient de condamner la France pour son refus de régulariser la situation familiale des enfants nés par GPA à l’étranger. Il en va ainsi de ceux et celles qui exigent le droit à l’enfant si ils veulent, quand ils veulent, présentent l’avortement comme un droit, exigent que les femmes soient libérées des contraintes aliénantes de la grossesse mais sans que l’exploitation des femmes du tiers ou du quart monde ne les révolte une seconde. J’évoque le quart monde car il ne faut pas nous illusionner sur les déclarations indignées de nos gouvernants. La légalisation de la GPA en France est déjà en préparation. Les médias ont déjà commencé à nous matraquer avec les témoignages marginaux de quelques mères porteuses américaines qui acceptent par pur altruisme ( mais pas sans rémunération, faut pas rêver quand même ) de porter les enfants des autres. Tout ça pour occulter l’industrie d’exploitation des femmes en Inde et dans les pays du tiers- monde. Cela rappelle étrangement la façon dont on tente de nous vendre la libéralisation de la prostitution en mettant en avant quelques témoignages marginaux de prostituées déclarant exercer ce métier par choix ( choix dont personne ne s’interroge d’ailleurs sur la liberté réelle ) de façon à faire oublier l’immense majorité de prostituées trompées et exploitées. C’est ainsi qu’on utilise l’égalité pour justifier l’existence d’une humanité à deux vitesses et la liberté pour justifier l’esclavage et l’exploitation des plus pauvres et des plus faibles. Exemple criant de cette inconséquence, les dernières déclarations de Caroline Mecary sur la GPA :  » de toute façon des personnes qui veulent à tout prix un enfant parviendront toujours à en avoir un d’une manière ou d’une autre ». Pour l’avoir entendue dans d’autres circonstance, je sais que la dame est une adepte du « progrès » dans la législation par la transgression des lois. Le fait qu’un meurtrier qui cherche à tout prix à tuer peut finir un jour par parvenir à ses fins justifie-il l’autorisation du meurtre ? Ce genre de raisonnement qu’on peut à la grande limite accepter de la part d’un boutonneux de quatorze ans passe plutôt mal chez une personne qui a dépassé la cinquantaine. Il serait temps que ces personnes cessent de vouloir imposer aux générations futures les conséquences de leurs délires immatures.”

Vincent Rouyer