Le site CUCH fête son premier anniversaire !

Le site CUCH (Cathos Unis Contre l’Hétérosexualité) fête son premier anniversaire ! Il a été créé le 15 juillet 2013, alors que beaucoup se demandaient s’il s’agissait d’une blague, d’un mauvais jeu de mots… et que déjà, certaines pointures de la théologie morale me confirmaient qu’il était très juste et visionnaire.

L’intuition de ce site – afficher une parole clairement catholique sur la question de l’homosexualité et de l’hétérosexualité – s’est révélée vraie et inédite. Les groupes d’opposition au « mariage pour tous » n’ont jamais osé cela, et en souffrent encore, car bien évidemment, sans le Christ, sans le nommer Lui, où trouver un discours vrai, une unité, un ancrage dans les réalités de notre temps ? LMPT, Veilleurs, Écologie Humaine, Printemps français, Antigones, Prisonniers politiques, Camping pour Tous, Sens commun, Force Vie, Avenir Pour Tous, Grenelles de la famille, Homovox, Les Adoptés pour l’Enfance, Les Musulmans de France, VITA, Hommens, Vigigender, Hollande dégage, Fonder demain, Civitas, le PCD, les Éveilleurs, les Mères Veilleuses, les Sentinelles, les blogs (Cahiers libres, Salon Beige, le Rouge et le Noir), etc., aucun n’a défendu l’Incarnation catholique.

J’ai rencontré tout récemment Béatrice Bourges pour prendre un pot Porte Maillot. Et même elle, qui a la foi chevillée au corps, y vient tout doucement, à l’esprit des CUCH, puisqu’elle a commencé à monter, avec quelques-uns, un groupe de catholiques qui mettent le Christ au centre et dans leurs mots pour lutter contre les lois d’État qui nient l’Homme-Dieu : ce « mouvement » s’appelle les Précurseurs. Béatrice me disait que si les mouvements d’opposition au « mariage pour tous » n’ont pas su s’unifier et perdurer, c’est pour une raison toute simple : c’est que les cathos ne se sont pas assumés comme catholiques et ont mis Jésus en arrière-plan.

Je suis complètement d’accord avec elle. Et les rares fois où ils se sont assumés « cathos » (Civitas), les opposants à la loi Taubira ne l’ont pas fait dans la Charité ni avec réalisme. Du coup, presque tous ont noyé Jésus dans la métaphore (ex : Écologie humaine, les Mères Veilleuses, Antigones, Gavroches, etc.), dans les moyens qu’ils ont pris pour le but (ex : LMPT, Veilleurs, Sentinelles, les JRE de Farida Belghoul, le Tour de France pour Tous, Camping Pour Tous, etc.), dans les minorités visibles (ex : l’Avenir Pour Tous, les Adoptés Pour l’Enfance, les Musulmans de France, les Hommens, Homovox, etc.), dans des slogans flous qui ne veulent rien dire (ex : La Manif Pour Tous, Gays Pour La Vie, Fonder demain, Force Vie, Sens commun, Cahiers libres, l’Avenir Pour Tous, etc.).

Les seuls qui ont assumé de parler de sexualité et de leur foi catho, ce sont les CUCH. L’Articulation Hétérosexualité-Église est le nerf de la guerre. Le site CUCH a eu le mérite de rendre visibles les deux véritables acteurs d’un conflit mondial qui, s’il n’est pas identifié, fait passer toutes les lois transhumanistes, libertaires et pro-LGBT qui arrivent en masse sur les cinq continents.

Alors encore longue vie à CUCH et aux CUCH-culottes (petits mais très précoces pour leur âge) !

Philippe Ariño, 8 juillet 2014

L’aboiement de « l’Égalité »

Les nouveaux fachos ne s’entendent plus hurler, mais leur absolutisme crève les tympans quand même. Le mot « Égalité » est devenu leur commandement, leur terrorisme, leur aboiement, leur hurlement capricieux, leur mot d’ordre, leur poncif idéologique, leur diktat totalitaire, leur excuse pour ne plus penser et ne plus regarder nos belles différences qui menacent leur idolâtrie uniformisante pour leur « Déesse Égalité ». Ils le hurlent sans voir la violence de leur appel à (ce qu’ils croient être de) « l’Amour », à/de « la Justice », à/de « la Solidarité ».

En plus, la violence de l’égalité qu’ils défendent vient du fait qu’ils ne soutiennent pas l’égalité entre les êtres humains, mais uniquement le substitution des Droits de l’Homme par les « droits des homos et des hétéros ».

Égalité

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La Parité contre elle-même

La revendication féministe égalitariste de la « parité » des sexes (en politique, à l’école, en art, dans les médias, dans tous les domaines de la société) est en réalité un prétexte pour imposer l’indifférenciation des sexes et une misandrie (= haine des hommes) généralisée. Un prétexte qui se nie lui-même, afin de camoufler sa violence en rose.

Colonne Morris vue ce matin du 6 juillet 2014 à Paris

Colonne Morris vue ce matin du 6 juillet 2014 à Paris

Banderoles « Gay Pride » sur la Mairie de Paris : Le Baiser de Judas

Façade de la Mairie de Paris, 1er arrondissement, dimanche 29 juin 2014

Façade de la Mairie de Paris, 1er arrondissement, dimanche 29 juin 2014


 

En passant ce matin devant la Mairie de Paris, j’ai vu deux immenses banderoles rainbow suspendues sur son fronton. Tout Paris se met aux couleurs de la Gay Pride et d’une minorité de la population. Et sans demander l’avis à personne, évidemment. C’est une initiative personnelle imposée à tout le monde.

 

Une décrédibilisation de plus de la part de nos gouvernants socialistes ? Pas vraiment. Je crois que ça va plus loin. Je me suis dit que derrière cette campagne gay friendly bien-intentionnée, il y avait certes un mélange de profonde connerie (Anne Hidalgo nous montre à nouveau son visage de Miss France sans cervelle) et de bien-pensance sincère. Mais surtout, qu’il s’agissait d’une provocation guimauve qui n’avait pas conscience de sa dangerosité vis à vis des personnes homosexuelles qu’elle instrumentalise toujours plus bruyamment pour redorer l’image de marque d’un pouvoir politique français en pleine déliquescence par un zeste de militantisme facile et franchement minable.

 

Un tel « cadeau » ne fait plaisir à personne, en fait. Il est la caution morale d’un petit cercle de prétentieux qui veulent imposer leur conception – très discutable – de « l’ouverture », de « l’amour » et de la « justice » à tout le monde. Il ne fait que gargariser des gens haineux et cupides. Rien de plus.

 

Et de mon point de vue, je trouve cette hypocrisie insupportable, car concrètement, elle ne résout absolument pas nos problèmes à nous, personnes homosexuelles. Peut-être même pire, elle nous en rajoute et attise la jalousie collective puisqu’elle donne à croire que ce seraient nous les nouveaux maîtres du monde, les dominants, ceux qui seraient partout, infiltrés jusque dans les hautes sphères du pouvoir, visibles sur des bâtiments d’État… ce qui au fond n’est pas du tout le cas. Nous n’avons soudoyé personne. Nous n’avons dragué personne. Aucun d’entre nous ne se reconnaît dans le « lobby LGBT » (pas même ceux qui en font partie). Ce sont les gauchistes qui sont venus à nous pour nous courtiser, pour faire ce genre de déclarations d’amitié ridicules au grand jour. En vrai, nous n’avons jamais demandé à ce que les gouvernants, les socialistes, et ceux qui se présentent comme « hétéros », se prennent d’une soudaine affection pour nous afin de s’assurer une carrière politique ou une bonne conscience. Jamais nous n’avons demandé à être les faire-valoir de ces couples « hétéros » si peu unis et si agressivement soucieux de nos « droits ». À part une extrême minorité arriviste d’entre nous (les Ian Brossat, Jean-Luc Romero, Didier Éribon, Caroline Fourest ou Caroline Mécary – la famille Addams au grand complet – ne portent absolument pas nos valeurs), nous n’avons jamais eu envie d’être défendus par des personnalités politiques qui ne nous connaissent ni d’Ève ni d’Adam. Nous n’avons toujours pas envie d’être soutenus par des connards (même souriants ou qui nous assurent qu’ils veulent notre bien).

 

hidalgo-brossat

 

Ce qui m’énerve profondément, c’est que des dirigeants aussi bêtes qu’eux (il ne suffit pas de prononcer en boucle les mots « égalité », « amour » et « discrimination » pour s’offrir un cerveau et un discours consistant) se fassent en plus ouvertement du fric, du pouvoir et du sourire sur notre dos, sur notre malheur et notre mal-être, qu’ils nous applaudissent bien fort en jouant le jeu d’une illusion identitaire (peut-on réduire une personne à ses pulsions sexuelles ? non), d’une illusion amoureuse (peut-on prétendre aimer en rejetant la différence des sexes ? non), d’une illusion de convivialité (suffit-il de défiler à la Gay Pride pour être notre ami ? non), d’une souffrance et d’une violence réelles dans la pratique homosexuelle (exclure la différence des sexes de son identité et de sa vie amoureuse alors que cette différence est le socle de notre existence et le ciment de tout amour humain, ça a des conséquences), d’un militantisme sans personne derrière.

 

Il y a bien eu un soubresaut de révolte contre cette hypocrisie d’État (cf. la vidéo ci-dessous sur la contestation de la présence socialiste à la Gay Pride parisienne hier), un soubresaut que je ne justifie pas car les contestataires n’ont pas eu conscience de la vérité de leur phrase « La politique qu’ils mènent est directement contre nous ». Ils l’ont prononcée pour les mauvaises raisons, comme des enfants capricieux frustrés qui n’ont pas fait le cheminement de conscience qui les aurait amenés à la rendre juste. Cependant, elle est très signifiante quand même. Malheureusement, ce coup de gueule restera un épiphénomène qui ne sera pas analysé comme un « lapsus révélateur » par nos amis journalistes, ni par beaucoup de gens vouant une haine viscérale au « lobby LGBT ».

 

 

Retrouver une éthique du devoir

Vincent-Rouyer

“Une société comme la nôtre qui ne cesse de donner la priorité au droit sur les devoirs ne peut aboutir qu’à une inflation de lois qui seront sans cesse remises en cause. Comme le dit Anne Brassié dans son dernier ouvrage (Cessez de nous libérer), le Dieu de la Bible et des Évangiles ne donne que des devoirs qu’on est libre ou non de suivre. Je remarque que le serment d’Hippocrate également est fondé sur le devoir et non sur le droit. Mettre le droit en avant en matière d’éthique c’est s’engouffrer dans une impasse. Il nous faut retrouver une éthique du devoir et de la responsabilité.”

Vincent Rouyer

On ne veut pas le voir mais l’Église de France se casse la gueule

pape

Quand nous les mettons devant la réalité, certains ecclésiastiques trouvent encore le moyen de nous rétorquer  un laconique « Oh… tu crois? », un « Non, tu exagères… ». Mais les faits sont quasiment là, et sont proches : à moins d’un miracle et d’un véritable réveil, l’Église française, à l’échelle de dix ans seulement, va perdre les 2/3 de ses prêtres (info que je tiens de beaucoup de curés). La fréquentation des églises est globalement en chute libre dans notre pays (à l’exception de certaines paroisses parisiennes ou lyonnaises). Dans l’intervalle entre 1972 et 2009, le pourcentage de catholiques pratiquants était déjà passé de 20% à 4,5% (… et encore… dans ces 4,5% de pratiquants réguliers, qui « pratiquent » vraiment ce que demande l’Église ? Personne. Pas même moi). Si on ne fait rien, dans dix ans, l’Église en France sera sur le point de fermer boutique. Et je ne parle même pas de l’état de nos médias cathos (l’année dernière, j’ai pu constater combien la plupart de leur personnel était pro-mariage-pour-tous!), ou encore de l’Enseignement privé (…privé de foi catholique, à l’évidence ! et enserré par les subventions d’État). Je ne parle même pas de l’état de nos caisses : beaucoup de catholiques ne préfèrent pas le voir, tout dépendants psychologiquement qu’ils sont du mythe honteux des « richesses du Vatican »… et pourtant, il est difficile d’ignorer que les appels au denier du culte dans nos paroisses se font de plus en plus discrètement pressants. J’ai entendu un ami prêtre me dire le plus gravement du monde que « l’Église de France s’appauvrissait à vitesse grand V » et qu’Elle était en train de « devenir pauvre » : la plupart des catholiques pratiquants lui aurait certainement ri au nez… et pourtant, il a raison.

Allons-nous jouer les autruches longtemps sous prétexte d’Espérance et de positivité, sous prétexte que c’est la qualité plutôt que la quantité qui compte (alors que la quantité est importante aussi et illustre souvent la qualité : on juge un arbre à ses fruits, comme le dit l’Évangile du jour), sous prétexte qu’il faut ouvrir l’Église à ceux qui ne croient pas ? Allons-nous continuer à croire que l’Église de France vit des renouveaux intéressants, des lendemains inventifs, qu’Elle se régénère bien et s’engage en politique (ce qui est faux : regardez le score minable qu’a fait Force Vie aux Européennes, alors qu’il était le seul label clairement catholique qui défendait nos couleurs ; regardez la laïcardisation qu’imposent nos gouvernants socialistes actuels à notre pays sous couvert de liberté religieuse) ? Jusqu’à quand allons-nous nous complaire dans notre léthargie et consommer de la messe dominicale une fois par semaine en laissant notre identité et notre foi catholique au rang d’activité-loisir qui n’implique pas toute notre personne et toute notre vie ? Quand est-ce que les catholiques de France vont vraiment se lever et cesser d’avoir honte de Celui (= Jésus) et Celle (= l’Église) en qui ils croient ?

Arrêtons de nous féliciter du « mouvement des consciences » (si discrètement catholique… voire pas catholique du tout, en fait) qui est né de l’opposition à la loi du « mariage pour tous » l’année dernière. Car en réalité, ce sursaut national a montré combien l’Église française ne s’assumait pas, combien la très grande majorité de nos évêques sont des hommes muets, installés et terrorisés, combien l’Église de France était divisée (pour prendre un exemple bête, dans une ville comme Cholet – ma ville de naissance, qui compte quand même pas loin de 60 000 habitants -, seul un prêtre sur 7 a pris ouvertement position contre la loi Taubira. Les autres ont fermé leur gueule, en prétextant qu’il ne fallait pas créer de division dans leur paroisse, ou bien que l’Église n’était pas un lieu où on fait de la politique). Je ne suis pas loin de penser que seulement 30% des croyants catholiques de France se sont ouvertement opposés au mariage gay (… et encore… pas toujours avec amour et avec les bons arguments), mais que le reste s’est planqué, ou même a cautionné cette loi. Le « mariage pour tous » a non seulement prouvé que la société française était écartelée, mais aussi que l’Église française n’était pas unie, était sur le point de mourir. Les JMJ, la vitalité des messes parisiennes, les festivals de jeunes, LMPT, tout jolis et enthousiasmants soient-ils, sont des écrans de fumée.

Alors pas question de rester sur le constat fataliste et défaitiste que je fais. Il est grand temps que la véritable prise de conscience que l’Église doit occuper la première place de nos coeurs et de notre vie se fasse. Mais cette prise de conscience ne pourra pas s’opérer sans l’acceptation du Réel et l’identification du danger. À vrai dire, une des rares béquilles qui soutient mon Espérance en la France catholique, c’est la prophétie de Marthe Robin. Mais comme j’aimerais que ce soient aussi des faits et des personnes en chair et en os !

Le lobby LGBT n’a rien d’hétérophobe : au contraire !

Philippe-Ariño

“Contrairement à ce que s’imaginent certains catholiques familialistes, le lobby LGBT n’est absolument pas hétérophobe. Il est au contraire particulièrement hétéro-friendly, et tient absolument à ce que tous les couples femme-homme se définissent comme hétéros, pour mieux les copier, revendiquer une ressemblance/équivalence amoureuse avec eux, et leur taper de temps en temps – mais pas trop non plus – dessus (ce qu’il ne supporte pas, en revanche, c’est la différence des sexes aimante).”

Philippe Ariño