XX ou XY

Laurent-Tarel

“Qu’on le veuille ou non, qu’on veuille le choisir ou pas, nous sommes homme ou femme ! C’est inscrit là dans nos gènes pas simplement comme une coïncidence de la nature darwinienne, mais comme le signe d’une volonté qui a œuvré et désiré l’homme et la femme ! Ceux-ci sont voulus différents pour qu’une communion soit possible entre eux… une communion des cœurs, bien sûr, mais aussi une communion de leur corps ! Une intimité, signe d’une alliance profonde et définitive de Dieu avec l’Homme. Et une telle communion, véritable et réelle, porte du fruit… un fruit d’amour et de vie ! « Deviens ce que tu es » !!! Il nous appartient donc, par notre intelligence et notre volonté, de devenir ce que nous sommes depuis le commencement de notre vie… Notre liberté est donc entière : accepter pleinement notre être, qui est un don qu’il nous revient de faire fructifier…”

Frère Laurent Tarel

Vous savez pourquoi le catholicisme est la seule religion préservée de l’hétérosexualité ?

Philippe-Ariño

“Vous savez ce qui fait que le catholicisme est la seule religion préservée de l’hétérosexualité (même si, bien sûr, il y a parmi les gens qui se disent “cathos” des personnes très hétérosexuelles parce qu’en actes, elles vivent la différence des sexes sans désir et leur attachement à l’Église sans amour) ? C’est l’option du célibat consacré. Une particularité typiquement catho. En effet, l’Église ne propose pas comme unique chemin de bonheur humain le “Couple”. Alors que le reste des religions disent qu’hors du mariage procréatif, point de Salut !”

Philippe Ariño

Le mot sexualité comporte en lui-même la notion d’altérité : hétérosexualité est de trop

Vincent-Rouyer

“Le mot sexualité comporte en lui-même la notion d’altérité (latin seccare = séparer). Ce terme, en toute logique, ne devrait donc pas avoir besoin d’un préfixe pour être compris dans son sens originel. La sexualité humaine ne se réduit pas à la génitalité, elle peut prendre des formes diverses plus ou moins matures mais elle trouve son aboutissement et sa plénitude dans l’amour homme-femme aimant ou dans le célibat consacré. La bipolarisation de la sexualité humaine en homosexualité et hétérosexualité est une supercherie qui ne tient plus compte du réel et sert de base à la Loi Taubira et aux revendications LGBT.”

Vincent Rouyer

Pourquoi la théorie du genre est-elle contre elle-même ?

Vincent-Rouyer

“Pourquoi la théorie du Genre est-elle une théorie contre elle-même ? Les adeptes du Gender qui s’appuient sur l’hétérosexualité et se fondent sur une bipolarisation de la sexualité humaine veulent lutter contre les stéréotypes de genre qu’ils ont eux-mêmes contribué à créer en survalorisant l’homme et la femme objets au détriment de l’homme et de la femme réels. En cela, ils ne font que rejouer le rôle du pompier pyromane.”

Vincent Rouyer

Il n’y a aucun second degré dans la création de ce site

Philippe-Ariño

“Il n’y a aucun second degré, piège ni provocation dans la création de ce site. Ouvrons juste les yeux et laissons-nous déplacer un peu. L’hétérosexualité est un terme hybride, un vrai bidouillage : “hétéro” vient du grec, “sexualité” du latin. Et vous voudriez que ce mot peu sérieux, fait de bric et de broc, définisse l’Humanité toute entière, sans rire?? Certains pensent que j’arrive avec une nouvelle définition de l’hétérosexualité, toute personnelle, ou bien que je me baserais sur la définition originelle et trop datée de l’hétérosexualité sans prendre en compte ce qu’elle serait devenue avec le temps (à savoir l’opposé de l’homosexualité). Je réponds qu’aujourd’hui, l’hétérosexualité a conservé le même sens qu’en 1870. C’est juste que personne n’en parle. Mais regardez les bobos ou à l’inverse les couples bourgeois intégristes qui se définissent comme « hétéros », regardez leur sexualité ambiguë et peu aimante. Et vous aurez l’illustration de la violence de l’hétérosexualité. L’hétérosexualité est dangereuse déjà parce qu’en pratique elle invite à la bisexualité ou à la scission entre l’homme et la femme, et surtout parce qu’elle gomme l’alliance d’amour dans la différence des sexes pour la substituer par une tendance ou une pratique sexuelle. Les hommes et les femmes n’existent plus dans la pensée hétéro : ils deviennent « les hétéros en opposition aux homos ». L’hétérosexualité est une atteinte à la réalité de l’Humanité, à commencer par la réalité corporelle, pour finir par la réalité d’Amour, car sans la reconnaissance de la différence (sexuée en l’occurrence) il est difficile de s’ouvrir et d’aimer.”

Philippe Ariño

Nos gouvernants se servent de l’hétérosexualité

Philippe-Ariño

“Nos gouvernants se servent de l’hétérosexualité pour faire passer n’importe quelles lois, même les plus inhumaines : déni du statut de l’embryon, justification et banalisation sociales de la pratique et du mariage homos, manipulations génétiques (PMA, GPA), adoption à qui la demande, divorce, statut du beau-parent… Ça les arrange de réduire la relation femme-homme aimante à un mot, « hétérosexualité », qui vide la différence des sexes d’amour, de beauté et de liberté.”

Philippe Ariño

Le jour où l’Humanité aura capté…

Philippe-Ariño

“Le jour où l’Humanité aura capté que l’hétérosexualité a toujours été synonyme de « bisexualité », et non d’altérité dans le sens noble, sexué, corporel et aimant du terme – car l’altérité que l’hétérosexualité vante est le libertinage (« hétéro » veut dire « autre », et pour les hétéros, il s’agit de toujours vivre d’autres expériences, avec d’autres partenaires, dans d’autres lieux et d’autres époques, dans l’anti-conformisme et le déni des limites : l’hétérosexualité absolutise l’altérité et met celle-ci partout sauf dans la différence des sexes couronnée par l’amour) -, elle fera sa grande révolution d’Amour.”

Philippe Ariño

N’oublions pas le « Mariage pour Tous » : Il doit rester notre point non-négociable

LA DÉFENSE DU MARIAGE FEMME-HOMME EST PRIORITAIRE PAR RAPPORT À LA DÉFENSE DE LA FILIATION. Cela peut paraître provocateur de le dire mais 1) c’est une réalité ; 2) cela permet de couper court aux arguties sur les couples stériles, sur les couples trop âgés pour avoir des enfants, ou sur les célibataires consacrés.

 

Dans notre mouvement contre les lois gouvernementales prises dernièrement par les ministres de François Hollande, certains me reprochent de me fixer sur le « mariage pour tous ». Pour eux, le combat pour l’abrogation de la Loi Taubira est d’arrière-garde, vu que la loi a été promulguée, qu’il n’est pas plus important que d’autres lois à venir qui concernent la filiation.

 

Alors pourquoi on ne doit pas passer à autre chose que le mariage (c’est-à-dire les luttes pour la filiation, contre le Gender, l’euthanasie, les manipulations sur embryon, la PMA, la GPA, la Syrie, etc.) et pourquoi doit-on encore continuer à faire de notre demande d’abrogation du « mariage pour tous » notre principale revendication ? À on sens, pour trois raisons :

 

1) Parce que la défense du mariage est plus centrale que la filiation (tout comme la différence des sexes prime sur la différence des générations). Je n’y peux rien : c’est un constat. D’ailleurs, on s’en est rendu compte tout au long de l’année dernière : les Français se sont davantage mobilisés contre le « mariage pour tous » que contre l’avortement ou les « Marches pour la Vie » qui l’ont précédé. Pourquoi cela ? Parce que, comme l’expliquent par exemple Vincent Rouyer ou Guillaume Bernard, autant la pratique des avortements a de tous temps existé (malheureusement), autant jamais, comme c’est le cas aujourd’hui, des civilisations n’avaient remis en cause la différence des sexes, et donc le mariage. C’est une grande première dans l’histoire de l’Humanité que l’identité femme/homme des êtres humains soit banalisée ou détruite par une loi qui régit, à travers le mariage, la structuration de toute société humaine. Aussi bizarre que cela puisse paraître (car les deux sont liés), en touchant au mariage, on nie davantage l’Humanité qu’en touchant à la filiation, qui découle du mariage.

 

2) Parce que si nous ne choisissons pas un grand cap prioritaire (celui qui d’ailleurs a donné naissance aux Veilleurs, si on y réfléchit bien), nous risquons de transformer notre mouvement des Veilleurs en grand zapping, en fourre-tout, en grande salade qui traite de plein de sujets éthiques ratissant très large (sujets tous importants, tous indirectement liés, mais au service d’idées très abstraites : « l’éveil des conscience », « la défense de la Vie et de l’Espérance », « la lutte contre une culture de mort », etc., toutes ces idées qui démobiliseront très vite les gens). Il y a bien une hiérarchie de priorités dans notre combat. Le « mariage pour tous » n’est pas une loi comme une autre, qui vient s’ajouter à plein d’autres lois tout aussi graves (avortement, divorce, contraception, PaCS…). Elle est plus grave que les autres.

 

3) Parce que le seul facteur déstabilisant et qui fera véritablement suer nos gouvernants, c’est qu’on s’attache encore à la loi du « mariage pour tous ». Ils n’attendent qu’une chose : qu’on lâche le morceau, qu’on passe à autre chose, qu’on s’éparpille sur plein d’autres sujets qui découlent du mariage, et qui leur fera oublier leur acte honteux. Rien ne les embêtera plus que notre demande réitérée et ferme d’abrogation du « mariage pour tous ». C’est notre persévérance à réclamer toujours la même chose qui les questionnera et les déstabilisera le plus. Et si je dis cela, ce n’est pas pour prôner l’entêtement volontariste en soi (on peut s’entêter sur des bêtises), mais parce que le combat pour la différence des sexes et du mariage en vaut la chandelle.

 

Ne perdons pas la mémoire de notre combat : le MARIAGE d’amour FEMME-HOMME. N’opposons pas la défense de la filiation avec la défense du mariage femme-homme, mais gardons en tête que la défense du mariage est plus importante. Idéalement (c’est une suggestion), il faudrait qu’à chaque début de Veillées des Veilleurs, nous rappelions ce fondement de notre lutte.

 

Avec la loi Taubira, la France a touché le fond. Car le mariage fonde tout : l’identité (ou la différence des sexes corporelle) + l’amour (le couple ou la différence des sexes relationnelle) + la filiation (la famille ou la différence des sexes procréative/filiative)… là où le Gender n’aborde pas tous ces aspects (l’identité, oui ; la filiation, oui ; mais pas l’amour), là où la PMA et la GPA et l’adoption n’abordent qu’un seul de ces aspects (la filiation).

 

Ne l’oublions pas !