“Certains militants LGBT cherchent actuellement à faire croire en l’hétérosexualité pour ensuite asseoir l’amalgame droits des homos = Droits de l’Homme. Or ni l’hétérosexualité ni l’homosexualité ne sont humaines : une pulsion ou un sentiment ou une pratique n’est pas une personne, même s’ils sont posés ou ressentis par des personnes.”
Philippe Ariño
Qui a parlé de « démarier » les couples homos par l’abrogation du « mariage pour tous » ? Personne, à part les défenseurs de ce mariage postiche

Christiane Taubira sur le plateau de Canal+, se riant de l’inefficacité de la menace de « démariage »
Pour nous démarier, il faudrait encore que nous, les personnes homos, soyons mariées. Or, quand bien même on nous ait donné le « droit au mariage » par la loi Taubira, concrètement, nous ne sommes toujours pas mariées, nous ne vivons pas du mariage, nous ne ferons jamais l’expérience concrète du mariage, et nous ne serons jamais mariées (je parle du mariage monosexué, bien sûr). Le mariage n’est pas qu’une cérémonie, qu’une volonté de deux adultes consentants, et ne se réduit pas à un jour ni à la signature d’un contrat. La véritable mariage, c’est une vie et c’est une réalité corporelle : la différence des sexes. Le mariage, C’EST la différence des sexes. Un « couple » homosexuel jamais ne se mariera. Il ne fait qu’une simulation ratée et sincérisée du mariage.
Donc que Christiane Taubira ne pousse pas des hauts cris à ceux qui lui parlent de l’abrogation de la loi qui porte son nom. Qu’elle ne s’appuie pas sur la soi-disant « impossibilité de démarier des couples homos ». Puisqu’il n’y a pas de « démariage » qui tienne, qui existe, et qui soit envisagé par les demandeurs de l’abrogation. Il lui est simplement demandé d’arrêter sa comédie démagogique de l’invention d’un faux mariage. Il lui ai simplement demandé d’arrêter de se foutre de notre gueule en nous offrant un cadeau qui n’a aucun prix aux yeux du commun des personnes homos. Déchirer un diplôme-papier n’est qu’une formalité. Rien de plus. Ça n’a rien d’un odieux meurtre d’« amour », d’un sacrilège homophobe, d’un horrible crime de lèse-majesté, comme cette menteuse professionnelle veut le laisser croire. La rupture du voile rose derrière lequel elle se cache ne fera que révéler au grand jour la face hideuse de son hypocrisie. Christiane Taubira n’est pas la reine des personnes homosexuelles. Elle est plutôt notre marâtre, qui nous a foutu dans une merde monumentale (même si pour l’instant, la majorité des personnes homosexuelles ne s’en rend pas compte, tout bercées qu’elles sont par le lavage de cerveau idéologique de l’« égalité » et du « progrès »). En ce moment, la ministre fait encore la belle, parade en justicière sur les plateaux-télé, alors qu’elle n’est même pas digne de nous regarder droit dans les yeux. Mais le jour où nous nous réveillerons, ce sera face-à-face. Et la potière s’en ira piteuse.
Isaïe 29, 15-24
15 « Malheur ! Dans un profond secret, loin du Seigneur ils cachent leur projet, et leur ouvrage est fait dans l’obscurité ; ils se disent : « Qui nous voit ? Qui nous reconnaît ? »
16 C’est le monde à l’envers ! L’argile se prend-elle pour le potier ? L’ouvrage va-t-il dire de son fabricant : « Il ne m’a pas fabriqué », et le pot va-t-il dire du potier : « Il n’y connaît rien » ?
17 Ne le savez-vous pas ? Encore un peu, très peu de temps, et le Liban se changera en verger, et le verger sera pareil à une forêt.
18 Les sourds, en ce jour-là, entendront les paroles du livre. Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres, leurs yeux verront.
19 Les humbles se réjouiront de plus en plus dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël.
20 Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs, et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire,
21 ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage, qui faussent les débats du tribunal et sans raison font débouter l’innocent.
22 C’est pourquoi le Seigneur, lui qui a libéré Abraham, parle ainsi à la maison de Jacob : « Désormais Jacob n’aura plus de honte, son visage ne pâlira plus ;
23 car, quand il verra chez lui ses enfants, l’œuvre de mes mains, il sanctifiera mon nom, il sanctifiera le Dieu Saint de Jacob, il tremblera devant le Dieu d’Israël.
24 Les esprits égarés découvriront l’intelligence, et les récalcitrants accepteront qu’on les instruise. »
Lio dénonçant sans le dire le « mariage gay »
La chanteuse Lio (l’archétype de la bobo, pourtant) qui essaie d’expliquer (avec grande justesse) sur un plateau-télé le problème de la PMA et du mariage gay aux adultes qui ne jurent que par LEURS droits pour masquer leur divorce, leur mépris des enfants, leurs actes irresponsables : ça fait du bien !
Ça suffit de se planquer derrière le mythe de l’unité
Dans notre propre camp, c’est une illusion de croire que, parce que nous luttons contre le mariage gay, nous défendons la même chose (« l’intérêt supérieur de l’enfant » ; « le droit d’un enfant d’avoir un père et une mère » ; « le droit d’un enfant à être élevé par ses deux parents biologiques » ; etc. etc. : toutes ces conneries typiquement hétérosexuelles qui rejoignent au fond le discours des pro-mariage gay). Je l’avais déjà expliqué dans mon article « Le Beauf LMPT » qui illustrait ce mirage de « l’unité » ou de la diabolisation paranoïaque de la « division ».
Non. Nous n’avons pas à défendre la famille en soi. Non, nous ne défendons pas la procréation naturelle en soi, la filiation naturelle en soi. Non, nous ne défendons pas le mariage en soi. Non, nous ne défendons pas la différence des sexes en soi. Non, nous ne défendons pas l’hétérosexualité. Non, nous ne défendons pas le fait qu’un enfant ait le droit à avoir un père et une mère (il en a de fait ! Et ils peuvent être là physiquement sans que ce soit une réussite).
Personnellement, je ne défends que les familles aimantes, la différence des sexes couronnée par l’amour. Un enfant n’a droit qu’à un père et une mère QUI S’AIMENT.
Il faut arrêter de prendre les pro-mariage gay pour des cons
Je comprends que certains ne soient pas contents de ce que je dis sur LMPT, mais je réitère mes propos si ça ne passe toujours pas. Les slogans « C’est pour la famille qu’on manifeste » (sous-entendu : « donc c’est forcément bien ») et « Tous nés d’un père et d’une mère » sont juste absurdes : les pro-Loi Taubira sont aussi « pro-familleS » ; et tous les pro-Loi Taubira savent (au moins intellectuellement, au moins techniquement, au moins biologiquement) que tout être humain est né d’un homme et d’une femme, d’un père et d’une mère. Ce que les pro-Loi Taubira (et finalement les chefs de LMPT) zappent, c’est le lien d’amour entre l’homme et la femme, et la nécessité par la loi de défendre la condition d’amour entre les deux parents biologiques d’un enfant (l’existence de ces deux parents n’est absolument pas, rationnellement, remise en cause). Ce sont un certain nombre de manifestants qui se plantent de chemin en pensant que c’est l’existence de la différence des sexes dans le processus de procréation qui est remise en cause par les LGBT. Il ne faut pas prendre les pro-Loi Taubira pour des imbéciles (ils savent encore comment un enfant vient au monde, et qu’il vient d’un père et d’une mère) ni pour des méchants (ils sont plein de bonnes intentions et défendent tout comme nous l’enfant, la filiation, la famille : ils ne croient juste plus du tout en l’amour entre l’homme et la femme, entre le père biologique et la mère biologique d’un enfant). Par conséquent, je ne retire pas un mot de ce que j’ai dit sur la bêtise des slogans et de la démarche de LMPT, bêtise que je n’attribue pas à l’ensemble des manifestants LMPT (je le précise, même si certains verront dans mon article « Le Beauf LMPT » une charge généralisée : qu’ils me relisent de manière intelligente, s’ils en sont capables), mais uniquement à leurs chefs.
Je ne décolère pas
“Je ne décolère pas contre le vote de la résolution sur l’avortement. Cela a très peu de portée pratique mais c’est symboliquement d’une portée très grave. Je déplore qu’aucune voix de l’Eglise ne se soit élevée contre cette infamie. Que seuls 7 députés se soient déclarés contre montre le degré de décrépitude intellectuelle et morale de la classe politique française dans sa quasi totalité.”
Vincent Rouyer
Avortement en tant que « droit »
L’hétérosexualité, c’est le diable
Attendez. Ce n’est pas fini.
J’ai oublié de vous dire (et c’est très sérieux) que l’hétérosexualité, je crois que c’est le diable.
Et tant pis si ça en fait ricaner certains. Car en effet, elle est cet autre qui veut se faire passer pour le Tout-Autre (= Dieu), pour l’exaltation libertaire et relativiste de l’Altérité absolue (cf. je vous renvoie à la partie « L’Autre » du code « Amant diabolique » dans mon Dictionnaire des Codes homosexuels), pour la différence des sexes. « Je suis autrement autre », « Je suis altérité-altérité ! » clame-t-elle (« hétéro » en grec signifie « autre » ; et « sexualité », en latin, signifie « autres » également : il y a redondance, caricature, forcing), au point de ne pas se nommer elle-même mais d’attribuer son identité et son action aux « autres », précisément. Elle va jusqu’à se dire étrangère à elle (… quand exceptionnellement elle se dit) et à créer un camp « hétérosexuel » extérieur. Elle est soi-disant « tellement au-dessus et en-dessous d’elle-même », « tellement autre »…
L’hétérosexualité est la différence des sexes forcée/violée ou non assumée, et donc potentiellement l’acte et le désir bisexuels (c’est la raison pour laquelle elle n’est prônée et attaquée que par les personnes homosexuelles ou par ceux qui se présentent comme hétéro-bisexuels gays friendly ou pire par ceux qui se revendiquent ouvertement « homophobes »).
Elle est ce Lucifer qui s’entoure d’un quatuor de croix (lesbien, gay, bi et trans), mais qui se rend invisible, qui ne se nomme pas. Comme quatre points de suspension. Elle se masque en « nature » ou en statut social figé (« LE Mariage », « LA Famille », « L’Enfant ») dans la bouche des défenseurs natalistes et essentialistes, obsédés par la différence des sexes (sans amour) ; elle se déguise surtout derrière le mot « queer » (= étrange) les rares fois où les défenseurs pro-gays culturalistes et libertins osent lui attribuer un nom pour l’appuyer.
Mais assumons-le. L’hétérosexualité, au fond, c’est un autre nom du diable. Un diable anodin en apparence, mais qui casse tout.
Il y a ceux qui veillent… et ceux qui ne veillent plus
Comment on fait quand :
1) on se met à défendre et à créer une absurdité (le « mariage hétérosexuel ») alors que le mariage n’a jamais été une affaire d’oriention(s) sexuelle(s)? Le mariage n’est qu’une affaire de différence des sexes. Mieux : il EST la différence des sexes.
2) on se met à défendre la déconnexion du mariage et de la filiation (comme le fait Madeleine de Jessey ; à l’identique des pro-mariage-pour-tous)?
Je crois que là, il y a un sérieux problème dans le discours. Pourtant, il me semble que, pendant les Veillées parisiennes, j’ai suffisamment insisté sur l’importance de ne pas cautionner l’hétérosexualité. Visiblement, Madeleine devait dormir à ce moment-là, n’a pas lu le site CUCH, ou a loupé un épisode. Mais l’esprit des Veilleurs n’y est pas. Pour cette raison, il est important de ne pas confondre les Veilleurs et Sens Ordinaire (= Sens Commun).
N.B. : Je me permets de rajouter ce gros bémol, suite à des articles lamentables comme celui de Boulevard Voltaire qui traîne en procès Madeleine Bazin de Jessey. D’accord, concernant la sortie de Sarkozy, elle n’a pas réussi à corriger le tir. Certes, elle a fait preuve d’imprudence. Mais la présenter limite comme une collabo, c’est vraiment inadmissible. Ça me fait penser aux attaques que subit Christine Boutin qui pendant 15 ans a essayé d’éduquer, de travailler Sarkozy, parfois avec succès, et souvent avec courage. C’est pareil pour Madeleine. Ne lui enlevons pas ça. C’est le vrai visage de traître de Sarkozy qui doit nous indigner. Pas celui (certes naïf, mais un peu courageux) de ses conseillers qu’il a jetés après emploi. Il faut rendre à César ce qui est à César. Je comprends que Sens Commun ait eu l’impression d’un miracle en voyant d’où partait Sarkozy (qui aurait cru que ce monsieur parlerait d’abrogation dans son programme présidentiel il y a seulement 3 ans?). Je comprends que Sens Commun et Madeleine aient cru pouvoir tirer gloire de cette incohérence et de ce « tun-over » sarkozien, car objectivement, c’en était un (turn-over impressionnant), EN APPARENCE. Ce qu’on peut reprocher à Sens Commun, c’est d’avoir débouché un peu vite la bouteille de champagne (sans reconnaître la nouvelle gravité qui avait été dite : le sujet de l’homosexualité est délicat et ne souffre pas l’imprécision), c’est de n’avoir pas cherché à se former sur l’hétérosexualité (ni à former Sarko sur les justes raisons de demander l’abrogation), de s’être emballé pour un mot (« abrogation ») sans se soucier des formes qu’il doit prendre et sans vérifier chez Sarko que ça allait prendre la forme du « mariage hétéro » et du « mariage homo », et puis surtout d’avoir essayé de justifier après-coup la bourde de Sarko. Mais pour le reste, je trouve l’article du Boulevard Voltaire injuste, car il ne reproche pas les bonnes choses à Madeleine. Madeleine a déjà poussé énormément Sarkozy dans ses retranchements et a réussi un tour de force. Elle n’a juste pas contrôlé le lancement de la fusée, par manque de discernement sur les formes et les raisons de cette demande d’abrogation. Point. Ce n’est sûrement pas une collabo. Il faut le dire : il y a certainement chez Sens Commun une naïveté mêlée à de l’arrivisme électoral, un manque d’exigence (sinon, on ne serait pas arrivé à ce genre de dérapages sarkoziens), de l’orgueil, de la complaisance à se satisfaire du petit pas, de l’à peu près, plutôt qu’à exiger le plus grand pas. Mais de là à parler de collaboration (diabolique), faut arrêter le délire (et pourtant, je dis ça alors même que je suis en train d’écrire un papier intitulé : « L’hétérosexualité, c’est le diable »). Sens Commun a réalisé un faux tour de force, et par orgueil/ignorance, n’a pas identifié cette fausseté. Mais je leur concède qu’il en avait l’apparence. Madeleine s’est fait dépasser par le discours de Sarko (je le sais car jamais je ne l’ai entendue parler ni défendre l’hétérosexualité). Le dérapage est là. Madeleine n’est pas Sarkozy (même si, semble-t-il, certains veulent les faire fusionner…).
L’imposture Mariton
Alors là, je crois qu’on atteint des sommets. Hervé Mariton a fini de me convaincre que c’est un imposteur : chez lui, défense de l’Union Civile (il dit qu’il ne veut pas revenir sur celle-ci) + défense du « mariage hétérosexuel » (il prône « le sens plein du mariage hétérosexuel» : il n’a rien compris) + audace de se poser en compétiteur et opposant de Sarkozy (alors qu’ils tiennent tous les deux à peu près le même discours : la seule différence, c’est que Mariton assume davantage de prononcer le mot « abrogation », mais son courage s’arrête là). La totale. (cf. la vidéo sur cette page)




